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FedCast - EP 07 : Discrimination en entretien : que ne peut-on pas vous demander ?

Par Le 10 novembre 2021

Le Groupe Fed lance son podcast : le FedCast, dédié à l'actualité du recrutement. Pour ce 7e numéro, on se penche sur l’épineux sujet de la discrimination en entretien d’embauche. Que dit la loi ? Quelles questions ne peuvent pas être posées ? Comment réagir en cas de discrimination ? Retrouvez toutes les explications et les conseils des équipes du Groupe Fed.

Quels sont les critères de discrimination à l’embauche ?

Une entreprise qui serait reconnue coupable de discrimination à l’embauche engage la responsabilité pénale de son dirigeant. En effet, l’article L.1132-1 du Code du travail interdit toute distinction et discrimination entre les salariés et les candidats en se fondant sur une liste de 25 critères :

  • l’âge ;
  • l’origine ;
  • la religion ;
  • le sexe ;
  • le handicap ;
  • la grossesse ;
  • l’orientation sexuelle ;
  • l’identité de genre ;
  • l’apparence physique ;
  • l’état de santé ;
  • l’appartenance ou non à une prétendue race ;
  • l’appartenance ou non à une nation ;
  • la domiciliation bancaire ;
  • les opinions politiques ;
  • les opinions philosophiques ;
  • la situation de famille ;
  • les caractéristiques génétiques ;
  • les mœurs ;
  • le patronyme ;
  • les activités syndicales ;
  • le lieu de résidence ;
  • l’appartenance ou non à une ethnie ;
  • la perte d’autonomie ;
  • la capacité à s’exprimer dans une langue étrangère ;
  •  la vulnérabilité résultant de sa situation économique.

Mais que faire si vous vous estimez victime de discrimination lors d’un entretien ? Depuis mars 2021, il suffit d’appeler le 3928 pour dénoncer un acte de discrimination et se faire aider par des juristes employés par l’État. Cette ligne téléphonique, créée dans le cadre du développement du site gouvernemental antidiscriminations.fr , est gérée par le Défenseur des droits.

Un recruteur peut-il poser des questions qui dérangent ?

Évidemment, une entreprise ne peut pas, par exemple, publier d’annonces avec des critères discriminants. Mais dans la réalité des faits, un recruteur peut-il, dans le cadre d’un entretien, poser toutes les questions qu’il souhaite, y compris celles qui peuvent déranger ?

Avec la place prépondérante prise par les réseaux sociaux, même dans les milieux professionnels, il est fortement déconseillé à un recruteur de poser des questions discriminantes. Il courrait le risque d’être dénoncé par téléphone, au 3928, ou via un avis Google de l’entreprise. Les conséquences sur la marque employeur peuvent être encore plus catastrophiques qu’un rappel à la loi ou une amende.

> À lire aussi : FedCast - EP 04 : Tout savoir sur les soft skills - Partie 1

Quelles questions un recruteur ne doit-il jamais poser en entretien ?

En tant que recruteur, vous pouvez poser toutes les questions que vous souhaitez, à condition qu’elles portent sur des critères objectifs de compétences et d’expérience qui peuvent être évalués. Tout ce qui relève du sentiment personnel n’est pas recevable.

Il est impératif de s’en tenir aux seuls critères contenus dans le descriptif de poste. Eux seuls sont déterminants pour choisir le meilleur candidat. Aucune question sur l’un des 25 critères de discrimination énoncés par la loi n’est recevable.

Comment réagir en cas de questions discriminantes en entretien ?

Vous êtes candidat et lors d’un entretien, un recruteur vous pose une question dérangeante sur votre âge, vos origines, votre sexe, etc. Dans cette situation, comment réagir ?

Il convient de replacer tout de suite l’échange sur un plan professionnel et de remettre l’évaluation des compétences au cœur de l’entretien. Des contre-questions peuvent-être très utiles : « Je n’ai pas vu ce critère dans l’annonce ou sur la fiche de poste » ou encore « Pensez-vous que cela soit déterminant ? ».

D’un point de vue personnel, il est important de rester zen autant que possible et de ne pas prendre la chose trop personnellement.

Si votre tentative de dévier la discussion échoue, changez de sujet en posant une question sur le poste ou sur l’équipe, par exemple. Si malgré vos efforts rien n’y fait, prenez congé de votre interlocuteur. De toute façon, dans ces conditions, la motivation en prend un coup. Il est peu probable que vous ayez envie de travailler dans une structure qui cautionne ce type de comportement.

Si vous passez par un cabinet de recrutement, vous serez moins soumis à ce type de questions. Au sein du Groupe Fed, nous savons éduquer nos clients sur ces sujets. Nous avons dû, nous aussi, renoncer à traiter certains recrutements car l’interlocuteur ne prenait pas en compte nos recommandations.

> À lire aussi :  FedCast - EP 05 : Tout savoir sur les soft skills - Partie 2

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